Sur le continent africain, les technologies mobiles feront progresser le taux de bancarisation

Sur le continent africain, les technologies mobiles feront progresser le taux de bancarisation

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Malgré la croissance du secteur bancaire en Afrique, le taux de pénétration bancaire, souvent traduit par le terme de « bancarisation », reste très faible notamment dans certaines zones rurales.

Dans une récente étude, le prestigieux cabinet BCG (Boston Consulting Group), estime à 250 millions le nombre de personnes en Afrique subsaharienne qui devraient avoir accès aux services bancaires d’ici l’année 2019. Cela représente 22,5 % de la population africaine. Comparé à un taux de 99,99% en France, il est très bas mais quand on connait les difficultés du continent dont moins de 30% de la population a accès aux services bancaires traditionnels, cela représente une bonne progression.

Le M-paiement ou le Mobile Money, technologies mobiles liées au secteur financier, se développant de plus en plus, ont fortement contribué à la progression de ce taux.

La bancarisation d’un plus grand nombre sera donc faite par les technologies mobiles. En effet près d’un africain sur deux dispose au moins d’un téléphone mobile.

Selon le cabinet BCG, le nombre de personnes qui posséderont en 2019 un mobile en Afrique subsaharienne et seront, de par leurs revenus, susceptibles de bénéficier de services bancaires est estimé à 400 millions. Parmi elles, 149 millions seulement s'adresseront à une banque traditionnelle, faute de réseaux d'agences suffisamment étoffés pour atteindre tout le monde, mais aussi, du côté des clients, de revenus suffisants pour s'offrir autre chose que des services basiques.  Il restera donc, selon le BCG, 251 millions de personnes à bancariser via le mobile sur un modèle low cost.

Les services qu’offre le M-banking  devraient à l’horizon 2019 générer plus d’ 1,5 milliard de dollars de revenus sur les seuls services de paiement. Dans une vision un peu plus globale de la banque et en incluant des services comme l'épargne, l'assurance les revenus seraient plus important. Les opérateurs télécoms, partenaires des banques, seront avec ces dernières les grands gagnants de la croissance de la banque mobile.

L’augmentation des flux financiers liés aux échanges de la banque mobile conduirait à la mise en place de nouvelles réglementations sur les transactions financières. Le secteur juridique pourrait également profiter de cette croissance par la création de nouveaux emplois.

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Sem DJEGUEDE
Sem DJEGUEDE

Ingénieur IT & MBA, il est avant tout un entrepreneur passionné des technologies mobiles et de voyages.

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