Que se passe-t-il au Bénin? Au tour de GLO après les déboires de MTN

Que se passe-t-il au Bénin? Au tour de GLO après les déboires de MTN

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L’ARCEP, l’autorité en charge de la régulation des télécoms au Bénin, a dans son communiqué du 18 décembre 2017 fait part de sa décision de suspendre la licence d’activité qui avait été accordée à GLO Mobile (dont la société mère se trouve au Nigéria).
Dans son communiqué N°2017-274/ARCEP/PT/SE/DR/DRI/DCF/DAJRC/GU rendu publique par décision de son président Flavien BACHABI, on peut lire que la licence d’une durée de 10 ans qui avait été accordée le 20 Août 2007 est arrivé à expiration le 19 Août dernier.

La décision

 

    

La société GLO a introduit une requête de renouvellement depuis Mai 2016.
Le gouvernement a accédé à la demande de renouvellement de la licence en ouvrant les négociations et en proposant les nouvelles conditions de renouvellement de la licence qui ont été portées à la connaissance de GLO le 7 Juin 2017.
Mais faute d’un accord entre GLO et le gouvernement béninois notamment sur les nouvelles conditions le 7 décembre 2017, la licence n’a pu être octroyée.
L’expiration de la licence emporte la caducité de toutes les attributions de ressources à l’exception de celles nécessaires à la mise en œuvre des mesures relatives à l’expiration de la licence.

Que deviendront les employés et les abonnés ?

L’application de la décision de la décision de l’ARCEP n’est pas à effet immédiat mais prévoit une période de préavis de 30 jours durant laquelle GLO a obligation de notifier la cessation de ses activités à ses abonnés. Il est également interdit à GLO d’effectuer la vente de nouvelles cartes SIM sur toute l’étendue du territoire national de la République du Bénin.
Ceux-ci sont donc invités à consommer leur communication et unités durant cette période.
Quant aux employés, au nombre de 150 (100 béninois et une environ 50 étrangers dont des ivoiriens, sénégalais, nigérians et togolais) nous ne craignons qu’ils ne viennent gonfler le nombre de chômeurs qui ne se réduit pas. En ayant une union syndicale ils ont la possibilité de demander des dommages et intérêts à leur employeur. Mais dans ce cas, difficile d’espérer avoir gain de cause car il pourrait s’agir de licenciement économique suite à cessation d’activité.
Une hypothèse est de prouver que GLO a failli à ses obligations en ne conduisant pas dans les règles les négociations se sont soldées par un échec.
La dernière carte à jouer pour les employés est de demander une relocalisation dans un des pays où GLO opère.

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Sem DJEGUEDE
Sem DJEGUEDE

Ingénieur IT & MBA, il est avant tout un entrepreneur passionné des technologies mobiles et de voyages.

1 Comment

  1. Abou Sikourou 21 décembre 2017 at 16:34

    Peut être que le gouvernement devrait plus se soucier des emplois que de sa propre poche.
    On mets aux arrêts une entreprise sans penser à un plan social. Ailleurs cela aurait été suivi de plaintes et de dédommagement.

    Ceux qui ont des familles, que vont ils devenir?

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